"The Catch", le geste de légende de Willie Mays (Game 1 des World Series 1954 face aux Cleveland Indians).Que retient-on de Willie Mays aujourd’hui ? Son charismatique « Say hey » pour dire bonjour ? Ce fameux Catch lors des World Series de 1954 ?! Ses stats, toujours impressionnantes d’après les standards de ce nouveau siècle, 1900 RBIs pour plus de 3200 hits ?! Mais qui se souvient qu’il était avant tout un formidable joueur de stickball ?

Tout juste âgé de 20 ans, alors qu’il entame la saison 1951 qui le consacrera meilleur Rookie de l’année avec les New York Giants, Willie Mays n’a rien perdu de ses habitudes de gosse des rues et passe ses matinées à jouer au stickball avec les gamins de Harlem avant de se rendre à pied aux Polo Grounds, le stade des Giants de l’époque, à deux pas de là. L’air de rien.

« Quand on était petits, on jouait avec un manche à balai. On en coupait l’extrémité. Le bâton était petit, la balle était petite, elle aussi ! On jouait sur la 155e à Harlem, entre les voitures. Et si t’en frappais une par-dessus les toits, t’étais retiré… parce que t’avais perdu la balle ! » Confia-t-il un jour en riant. « C’est comme ça que j’ai appris à frapper les balles à effets (breaking balls en anglais). Certains gars t’envoyaient la balle qui prenait de drôle de rebonds d’un côté ou de l’autre. C’est une breaking ball ! Et je pouvais frapper tout ce qui bougeait, la change-up, la curveball, tout ! »

En effet, dans la version slow pitch du stickball, un lanceur met la balle en jeu au moyen d’un rebond. Mais bien entendu, un simple rebond ne serait pas acceptable. Même dans la rue, le baseball garde feintes et finesse. Comme au slapball, la balle est prise entre le pouce et les phalanges de l’index et du majeur, un peu comme une bonne grosse pichenette. La balle est ensuite poussée avec les doigts pour lui donner un maximum d’effets lorsqu’elle touche le sol et se jouer du batteur !

Prise un après-midi au beau milieu d’une partie de stickball, cette photo posa sur papier ce que Willie Mays représentait pour les gosses des années 50, un gamin dans un corps d’adulte, jouant à la balle pour le simple plaisir du jeu auquel on mesurait la distance des frappes en nombre de plaques d’égouts le long de la rue. A ses yeux aujourd’hui, les hits de 5 plaques qu’il était capable de frapper au milieu des gosses de Harlem à l’époque gardent la même valeur que ses 660 home runs frappés plus tard en Major League.

Willie Mays, Major League Stickball
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